Il faut

Yack un vrai con

Sa peau

Se prend pour un faucon

Il faut

Ecrire tous les jours

Il faut

Y a qu’a ! Faut qu’on !

 Il faudra

Qu’un jour de balivernes

Je le voie au tas

Pour lui expliquer ses cernes

A cet avide des parois.

Avec un certain vide

Il met la culture dans son froc

Pourvu qu’aucunes rides

Sur l’image de ses livres.

A vrai dire, bouquin

Comme un adolescent

Bête et méchant,

Il va avec un catogan

Ignorant sa gueule en appuyant sur les boutons*.

Médiocrité

Devenue maladive,

La manipulation*

De son époque déchue.

Il est comme une adolescente

Qui n’est jamais coincée,

Toujours prête, apprêté

Comme avant l’opération de sa hanche.

Des os pilant.

Le vieux raté

Désert ès delete

Joue à l’agrégé

Avec son châle maniaque.

Il cherche les couronnes

Pour se faire croître

L’immortalité.

C’est inquiétant

Pour la liberté de Florent Pagny

Que le vieil incessant

Nous indique qu’à force de payer le prix

On saura rester libre.

La bêtise

N’est pas l’ivresse de ce début  de siècle

Elle n’est que la rive

De tous les départs séniles

S’entêtant à ne surtout pas rejoindre en arrière

La berge de la défaite.

Sans jeunisme aucun

J’ai souvent l’envie de jeûner à mourir

Parce que les quelqu’un,

Péquins goûtant à l’avenir enfin,

S’enferment dans les cancans,

M’infligeant ma jeunesse

Et réduisant ma tête

A un noceur indien en boîte de nuit.

Je ne suis pas un indien

Non, moi, je n’ai jamais été libre !

Direction la nuit

C’est vrai que sous la lune

C’est toujours pour mourir

Mais Jeune comme j’ai appris.

Il faut rester

Il faut jouir

Il ne faut pas réfléchir

Il faut tester

Il faut être cool

Il fo pas être vieux

Y fo pas t’éprendre la tête

Laisse nous faire

On est cool on n’est jamais vieux

On va t’apprendre

A ne pas violer notre jeunesse tardive

La mort est sur la mauvaise pente

Depuis que dieu est mort.

Qu’est ce que t’as ?

Comme tu es triste mon enfant…


Il faut

Continuer à écarteler les vieux yacks.

Pour nous entre les yeux.

Pour nous.

La vie est une faucheuse,

Le jeunisme une idée intellectuelle.

Z’avaient qu’à être moins peureux

Quand ils étaient moines

Et belles…

 

Leurs vieilles peaux livides

Nous soutirent du mouton

Sous prétexte que leurs rides

Tous nos charmes seront.

 

 

 

Roman KENDAR tout en jeunesse, le huis toc-toc rebiffe-huîtres (Site  non clos à ce jour)

 

Le 08.10.2008