Paradoxe d'une provocation tenue sous silence
Par Roman KENDAR le samedi 27 septembre 2008, 12:58 - + 2 10 versions poétiques - Lien permanent
Mesdames,
L’une d’entre vous a encore su trouver les mots justes, pour blesser. Si je vous écris cette lettre vous comprendrez aisément que ce n’est pas dans le but de vous faire part de mon désarroi, mais plutôt afin de vous rendre ce qui vous revient en général de droit, la culpabilité.
J’ai pris l’habitude de ne plus écouter les femmes, c’est vital, et je ne m’en remets même plus à l’une d’elles lorsqu’il s’agit d’un tuyau pour une recette de cuisine. Même la cuisine ce n’est plus leur tasse de thé. Les femmes ont renoncé à tout. La seule performance qu’elles tentent d’élaborer encore chaque jour, c’est celle de leur niveau intellectuel. Et on peut dire que c’est une franche réussite.
Lorsqu’ils pensent au sexe, les hommes pensent avec leur bite. Les femmes, elles, de façon générale, ont été amputées dès l’origine d’une quelconque activité cérébrale. Et pourtant elles pensent au sexe. Avec quoi ?
Et surtout, comment survivent-elles le reste du temps ? Le reste du temps n’existe pas pour les femmes.
Tout est chair chez une femelle. Nous sortons de leurs entrailles. Il faut se débarrasser de leur emprise.
La meilleure preuve que le sexisme est une forme de grande bêtise, c’est que les femmes ont exigé qu’on invente le mot « féminisme ».
Cependant, le féminisme commençant à passer de mode, la plupart des femmes le repousse loin de ce qu’elles appellent leur conscience. Par contre il faut partager les tâches ménagères car cela reste de bon goût. Sauf la récolte des amas de cheveux crades dans le siphon de la baignoire. Et aussi, entre autres, tout ce qui demande un minimum de réflexion, comme le bricolage. Parfois, elles peignent des tableaux, et ensuite comme elles ne savent pas quoi en faire, un homme plante un clou dans un mur. Chouette idée se disent-elles, je n’y aurais pas songé. Comme elles ont rarement honte d’elles-mêmes, essayons de ne pas avoir le sang qui nous monte au visage à leur place.
Les rares fois où une femme rougit, ce sont les instants où elle ne pense plus au sexe car enfin l’objet de son désir y pense avec elle.
On dit souvent, lorsqu’on veut dédaigner un homme, que c’est un gros con macho. Pourtant la guerre des sexes est une vieille lune.
Finalement, quand on y pense, la menace de la violence aurait dû rester une valeur noble afin que l’équilibre entre les deux sexes soit respecté.
Les femmes ont bien du mal à se faire à leur liberté, puisque l’essence même de la liberté est une notion qui sans cesse demande réflexion.
Maintenant que les bases du cliché ont été posées, tentons d’examiner le tout avec une once de poésie.
Les femmes méritent un peu de poésie, à condition qu’elle soit simple et éminemment descriptive.
Elle a mis ses talons
Au rencard
De notre première rencontre
Je lui ai parlé de moi
Avec mon large sourire
Mon plus beau mensonge
Au début je parlais seul
Tout à ma déconfiture maîtrisée
Je choisissais comme sujet
De jolies indiscrétions banales
Je parlais sûrement, tout en restant timide
Comme on ennoblit l’esprit léger d’une femme.
Est venu, à l’heure de jeu,
Mon tour de l’écouter
Et je sentais que c’était pour longtemps.
Un autre jour
Elle m’a mis en face de ses grands yeux bleus ouverts
C’était assez joli aussi
Ses joues roses au dessous de ses fards discrets.
Mais alors que nous jouissions des jours tranquilles
Elle est allée trop loin
En tentant comme dans un jeu de quilles
De me priver de mes appuis stables, de ma liberté.
Elle est restée ma bonne amie
Je vous l’ai dit elle est assez jolie
Mais je crois que son mari ne le sait pas
Car ils ont maintenant des enfants à charge
Et ce sont les leurres.
Tout le monde, c'est-à-dire tous les amis
De leur famille doublée
Les aiment comme une grande maison
De la réussite où l’on peut faire la fête ample.
Personne ne sait qu’elle est belle grâce à moi
Mais je sais que je suis libre
Grâce à elle car chaque semaine
Elle vient me conter ses déboires
Ma belle amie ma jolie garce
Et elle m’emporte lorsque je l’appelle comme ça.
Elle met toujours ses talions,
Et sa vie au rancart
Quand elle vient me voir
Comme pour vérifier que j’avais un peu raison
Et qu’elle a sacrifié l’amour
Sur le plus bel autel que la vie rachète.
Sa plus belle histoire d’amour
C’est nous.
Roman KENDAR , éviscéré sur le chant. Le 27.09.2008
Commentaires
Tu n'as qu'à te trouver une fée avec une plus grosse paire de couilles que toi...
Tu nous manquais Isa...
"La seule performance qu’elles tentent d’élaborer encore chaque jour, c’est celle de leur niveau intellectuel. Et on peut dire que c’est une franche réussite."
C'est quoi la réussite c'est la tentative ou l'élaboration?
MDR
Solita, je crois que ta réponse se trouve dans la seconde partie du texte.
Mais non, mais non...
Isa, tu as toujours été la bienvenue ici, alors ne fais plus ta rengaineuse!
(Ce commentaire est un test de méchanceté, méfie-toi!)
;-)
Oui oui j'ai vu toutes les réponses possibles, mais j'ai choisi une question dans un festival de questions pour un florilège de réponses ;-)
Oui Solita, tu es la plus grande, la meilleure, l'egocentrique de toutes!
Et tu le vis bien comment? Dis-nous...
Tester la tienne ou la mienne?
Oui c'est vrai, et je le vis très bien... n'est-ce pas?
Ou d'autres ...
Pour une fois tu ne parles pas de toi Isa..
Au théâtre ce soir : La guerre des sexes n'aura pas lieu ! Achetez le programme : lettre ouverte aux femmes ! (si je réfléchis bien , les femmes ne pensent qu'à chat)
Passionnant sur la scène , et même après , ce spectacle qui se poursuit dans la salle !Tous les ingrédients pour une soirée réussie . Merci enthousiaste à tous les acteurs !