Dents molles sur les nuages (J.I 2.09)
Par Roman KENDAR le lundi 22 septembre 2008, 21:07 - Journal Infirme 2.0 - Lien permanent
Marcher plus loin que les précipices
Exige le courage
D’apprendre à voler.
Tout le monde aime l’image du précipice
Mais tout le monde dans son froc
Avec ou sans prépuce, comme fée.
S’émerveiller toujours,
Les merveilles ont bon dos.
Et les petits fours
Ça se ronge comme des os ?
Courir moins loin que pour les rattraper
Les flotteurs roulants,
Avec bien moins de handicaps
Que leur besoin chronique d’un manque de liberté.
Rarement simples
Ils se compliquent un peu l’ordinaire
Avec un coach des mains
Et leurs gestuelles croient effacer le ridicule.
La viande avariée
Ça gesticule.
Marcher droit dans mes pompes
Tout de travers
Quitte à passer pour un porc
Sans attaches et sans filets
Sans morale saucissonnée.
La diplomatie de la fugue intellectuelle
Est un biscuit au régime.
Je préfère la viande rouge
J’en reprends toujours deux fois
Avant de me passer de dessert.
Sain d’esprit, d’abord le précipice.
Le pain frais, sans épices ajoutées.
Cribas 22.09.2008
Commentaires
Tous, nous marchons au-dessus du précipice. Ceux qui regardent en bas ont le vertige. Il faut essayer de respirer pour se rendre compte qu'on étouffe. Tout ce monde qui vit en apnée et ne le sait pas.
Ailes déployées, engluées.
L'étouffoir mijote à feu doux.
Atmosphère, atmosphère...
Un coktail debout , et même , planant !...Mordra bien qui mordra le dernier (petit four à ronger)
En tous cas , j'aime bien l'idée d'avoir un précipice comme port d'attache !...