L'esbroufe du resquilleur ou L'histoire malheureuse d'un gâte-sauce (J.I 2.08)
Par Roman KENDAR le dimanche 21 septembre 2008, 22:11 - Journal Infirme 2.0 - Lien permanent
L’existence du cercle
Abrège les questions.
La bêtise ainsi sarclée
Se noue se tend des ponts
Nous on est
Et eux
Ils sont.
Vous en connaissez beaucoup,vous,
Des cons ?
Les gens honorables
Peu le savent
Ça n’existe qu’en crabes
En paniers qui bavent
Les cartes membres
S’obtiennent dans le secret
Avec des mots comme ambre
Ou gold à banquer
L’existence du cercle
Abrège le courage.
L’honnêteté ?
Apprêt de passage.
Les gens inclassables
Ça ne court pas les blogs
Pas les rues instables
Non plus la porcherie
Sur le haut d'un froc
Transformé en cravate
L’existence du cercle
Permet l’éjaculation mentale :
Entre dans ma tente
Et j’aurai une pensée pour toi
Un lien dans la confidence
Du temps en temps.
Tous ceux qui savent
S’entendent.
L’insistance du cercle,
Petites mesquineries entre amis,
Ça donne à se voir en costume vert
Coordonnant ce sur quoi on est assis.
Cribas (Dit Roman KENDAR) le 20.09.2008
Commentaires
"et pour cela préfère l'impair " et pour cela les dictionnaires , c'est juste , comme disait Cocteau , fait pour mettre à l'envers ("une oeuvre , ce n'est qu'un dictionnaire dans le désordre" mais ... quel plaisir , dans un génial désordre !.....)
Ce texte est beau , je le sais "indiscutablement" car( puisque ce matin Cocteau me prête sa langue ) " une oeuvre est belle comme quelqu'un est beau. Cette beauté dont je parle provoque une érection de l'âme. Une érection ne se discute pas."
Heureusement que les répertoires ne sont pas accessibles à tous, que certains poètes ou rebelles (mais n'est-ce pas la même chose) n'entrent dans aucune case, sinon le langUage et la litTERAture seraient bien pauvres.
Heureusement qu'un savoir inaccessible à la bienséance, anime des êtres "en dehors" pour enrichir les chemins balisés (du verbe avoir peur).
Les gens honorables de tout temps ont voulu mettre en conserve le produit de l'évolution qui est naît de ces tourmentés, exclus par une société bien pensante, qui ignore leur immense pulsion de vie et la confond avec de la morbidité.
...
c est extremement facile mais faut un peu de reflexion quand meme