Révéler ignore tout

De la communication.

Les donneurs d’ordres

Observent leurs jougs,

Excités des maxillaires.

Mes dents en désordre

Ont avalé mon parquet.

Depuis, je touche terre

A contre courant.

Mon ambition masquée d’enfer,

Décevante,

A découvert

Mon goût sucré pour le paradis.

L’Absinthe est un secret

Connu

Et bien gardé.

Certains secrets ne s’expliquent pas.

Je redécouvre l’hiver,

Expérimenté pour une énième fois.

Il est froid mon cœur

Réchauffé dans ta voix.

Je me parle

Comme on se relit à cordes hautes.

Ni soumis

Ni pendu

J’exige d’apprendre,

Tout,

Quitte à devenir sourd

Complaisant et fou.

Je ne crois plus en l’alcool

Avec toi,

Je n’imagine que la plante

Palpable et désinvolte,

Transformant ma vie en url.

Ton petit goût d’anis

C’est vrai que dans le ciel

Ce n’est plus du Pastis.

Communiquer ignore le pire

Et ne révèle rien.

Ainsi pour ma gouverne

Je me suis sans me feindre

Et me brusque l’élixir.

Le monde las

Comme le réglisse est à l’enfance

Devient l’univers des teintes sulfurées.

Par expérience,

L’absinthe sucrée

C’est pour les pauvres.

Les glucides,

Les adultes en font des tonnes

Pour planquer les gosses suaves

Dans l’acide au grenier.

Le sang me monte

Jusqu’à l’amertume

Avec toi.

Tu es ma plus belle plante

Ma tombe préférée.

Je joue à cache-cache

Avec une lampe de poche

Comme l’amour à l’époque

Me cachait sous une bâche.

Raisonnable

J’ai retrouvé ma plante,

La véritable,

Celle qui des drogues est différente :

Mon absinthe

Qui m’aime et me comprend

Et me flingue

Et le passé juste

Un souvenir…

 

 

 

 

 

 

Cribas (dit Roman Kendar) le 17.09.2008