Ce n’est pas tous les jours dimanche

Sur la matrice de mes sentiments.

Tout ce qui nous manque

C’est un point chacun régulièrement.

Et si je te disais que je t’aime,

Fêterais-tu encore ton anniversaire ?

Je n’y serai jamais invité,

Tu as fait le non choix de l’amitié.

C’est bien ainsi

Que nos folies éternelles,

Mourantes par habits,

Te désignent la plus belle.

J’aimerais

Me souvenir de toi,

M’intervertir,

Etre ton désir sans combat.

Je suis complètement

Parti,

Maintenant j’appartiens

Aux mensonges et aux leçons.

Je suis perdu

Sans amours untelle passion,

Déçu, Lord noir charbon.

Tes ongles longs,

Ta beauté parfumée,

Tes yeux ma boisson,

Mon horreur bouche bée.

C’est trop tard pour notre amour,

C’est l’ignorance jusqu’à moi.

J’irai gicler sur nos tombes

Et juste avant,

Sur la bêtise mal fagotée.

Je suis triste,

Comme un connard adolescent

Ligoté d’artiste

Et de faiblesses aigries par le sang.

Moi, pauvre populo !

Toi ma belle pipelette amourachante.

Tout ceci est une faute,

Un bleu à l’âme,

Une erreur de casting,

Une galerie de femmes

Comme un bulletin de bonnes notes.

Je m’autorise à crever

En te dénonçant,

En mourant à cloche-pied

Sur ta gloire à saute-mutants.

Dis moi pourquoi,

Dis moi comment,

Et je te dirai pour moi

Comment tu fais quand !

Ce n’est pas tous les jours dimanche

Sur la matrice de mes sentiments.

Tout ce qui me manque singulièrement…








Roman KENDAR,  le 07.12.2007.