Mémoires alcooliques et solidarités nonchalantes à l'épreuve (J.I 2.06)
Par Roman KENDAR le jeudi 6 décembre 2007, 22:24 - Journal Infirme 2.0 - Lien permanent
Tout ce qui me décida
Naguère
À me vivre hors la loi,
Se trouve en bas
Du frigidaire.
Des fontaines d’eau,
Des centaines
De prières martelant
Mes glaçons par le haut.
Le sot,
M’a fait péter un moteur.
Pipeau
Des secondes horreurs,
Je suis un élève de marque.
Sans nom,
Je fais des dieux et des mimiques
Terriennes
Ma morte échelle bâton.
Je l’ai en travers de la gorge
Mon éther pur,
Mon alcool de morve,
Mon passé futur
Où se réglisse mon alcôve.
La goutte
De mes paradis artificiers
C’est de la bombe,
En trompe l’œuvre.
Le vase de mes nuits :
Une fragile échine
Où je brise dans ma suite
Mes rêves indignes
En de mortelles compagnies.
M’importent peu mes envies de libertés !
Je suis le désordre d’un prisonnier
Délibéré pour dents sèches.
Tous mes cimetières carillonnent par fierté !
Ma mortelle saturation
Ce n’est que de la poésie.
Moi je suis poète de part mon nom,
Crématorium d’autres académies.
J’ai lu virevolter
Des oiseaux de carrières,
Des monceaux
De légendes à terre,
Des pompiers par sirènes
De moineaux.
Je bois
Parce que les poètes,
Plus que parfois,
Meurent souvent à l’état de bêtes.
La mort lave son linge sale
En poésie.
Le poète enfermé dans sa malle
Tambourine sourdingue ainsi…
Je l’aime
Ma déception tronquée.
L’art blême
Coloré comme véracités.
Je t’aime
En tant que salaud.
Aime-moi quand sèment
Nos séquences.
Même si tes bas low,
Mon torse de combat !
Roman KENDAR, m’hors d’œuvre à en saoul rire de vivres,
(cépage « Tous les jours no Elle ») la scie des cendres d’eux
m’excepte.
Commentaires
Oui c'est ballot,comme la légèreté de ta plume la plus lourde en apparence.
Je me sens pesante, à te lire...
Tu t'es absinthé pour écrire?
Non, je ne crois pas. Des fois je me demande même comment tu fais pour écrire aussi facilement...
;)
C'est la fête , c'est no Elle ! Et dans ta vitrine des reflets verres qui font virevolter la tête ...
Je ne sais pourquoi , même si je me suis arrêtée sur bien d'autres de tes mots , ceux-ci les ont imprégnés au passage jusqu'au fond des vers :
"Des fontaines d’eau,
Des centaines
De prières martelant
Mes glaçons par le haut."
Jusqu'à ta date en solitaire !!! Lire ou choisir , il faut la dire , pour mieux l'entendre ! ;-)))
Dans le fonds de ton vert... tout dans la substance.
Moi j'avoue que j'ai toujours du mal à suivre ta pensée... mais l'amour ne peut etre que compliqué ^^^^
Merci pour ton passage sur mon blog et à bientot ; ))
Hermétique et lumineux à la fois, beau, sûrement,ce poème!;)
Un salaud quand il aime sincèrement est quand même beau ;)
Quel superbe circuit pour la "course à la petite cuiller" !