Tout ce qui me décida

Naguère

À me vivre hors la loi,

Se trouve en bas

Du frigidaire.

 

Des fontaines d’eau,

Des centaines

De prières martelant

Mes glaçons par le haut.

 

Le sot,

M’a fait péter un moteur.

 

Pipeau

Des secondes horreurs,

Je suis un élève de marque.

 

Sans nom,

Je fais des dieux et des mimiques

Terriennes

Ma morte échelle bâton.

 

Je l’ai en travers de la gorge

Mon éther pur,

Mon alcool de morve,

Mon passé futur

Où se réglisse mon alcôve.

 

La goutte

De mes paradis artificiers

C’est de la bombe,

En trompe l’œuvre.

 

Le vase de mes nuits :

Une fragile échine

Où je brise dans ma suite

Mes rêves indignes

En de mortelles compagnies.

 

M’importent peu mes envies de libertés !

Je suis le désordre d’un prisonnier

Délibéré pour dents sèches.

Tous mes cimetières carillonnent par fierté !

 

Ma mortelle saturation

Ce n’est que de la poésie.

Moi je suis poète de part mon nom,

Crématorium d’autres académies.

 

J’ai lu virevolter

Des oiseaux de carrières,

Des monceaux

De légendes à terre,

Des pompiers par sirènes

De moineaux.

 

Je bois

Parce que les poètes,

Plus que parfois,

Meurent souvent à l’état de bêtes.

 

La mort lave son linge sale

En poésie.

Le poète enfermé dans sa malle

Tambourine sourdingue ainsi…

 

Je l’aime

Ma déception tronquée.

L’art blême

Coloré comme véracités.

 

Je t’aime

En tant que salaud.

Aime-moi quand sèment

Nos séquences.

Même si tes bas low,

Mon torse de combat !

 

 

 

 

 

 

Roman KENDAR, m’hors d’œuvre à en saoul rire de vivres, (cépage « Tous les jours no Elle ») la scie des cendres d’eux m’excepte.