Rêves et lévitations par évitement d'une sournoise révélation
Par Roman KENDAR le vendredi 30 novembre 2007, 21:27 - + 2 10 versions poétiques - Lien permanent
Ose renoncer. Abandonne tes rêves improbables. Crève d’horreur et de lucidité.
Ose.
N’aime plus d’espoir. Ecrase
comme on t’a écrasé. Sois le médiocre aigri. Ainsi sans eux, ainsi va vers ton
gouffre et laisse les dire que la beauté ne peut être
qu’optimiste.
Meurs comme un
chien en n’oubliant pas de tendre ta petite papatte d’amant
universel.
Laisse toi couler tu
bats de l’aile depuis trop de fatigue trempée.
Ou alors…
Entends ma chanson aux salauds.
Retourne-leur les beaux discours. Insiste comme si tu y
croyais.
Fais d’eux ton point
d’appui si tu n’as plus que ce choix qu’ils te
proposent.
Espère en cachette. Ne
leur dis pas d’eux à toi, ou alors tu les effrayeras et la violence de leur
inconscient tentera de se débarrasser de toi en
premier.
Sois secret. Crée ton
imagination.
Même les voiles
enflammées dirigent les mâts les plus solides.
Lorsqu’ils te prononcent une sentence comme « tu
es », entends « sois-je ».
Ne désire pas leur rêve perdu. Bats ta chamade à en
regagner de l’haleine, et tu verras comme le mât est cassant devant ta
respiration indéfectible.
Détruis les tous par
l’amour.
Bien entendu…
Ils vont te rire au nez, parce
que tu leur auras tiré les oreilles. Fais du lapin ! Ils se reconnaîtront
et ton clown pissera de rire avec ses yeux tsouin tsouin. La méchanceté est un
art. Celui de faire durer l’ennemi gentiment à sa place jusqu’à ce qu’il ait
envie de pleurer de rire avec toi de sa position
futile.
La méchanceté, c’est parfois la grandeur du respect que tu as pour tes amis
futurs.
Prononce-toi ! Délivre ton
cœur qui en délivrera d’autres qui en délivrera d’autres qui en délivrera
d’autre qui en délivrera d’autres
etc..etc…tagada…gada…gadingue…gada…fada…foufous les pauvres choux et les
grosses laitues…
M’ose
Dire que tu n’aimes pas ma
chanson !
Mais
prose
Ton flingue anathème à
l’entrée du salon.
Les balles perdues
Dans mon grand buffet
Je n’aime plus
C’est la vaisselle à m’aimer.
Ma grand-mère est morte
En me laissant dans l’entrée
Un porte-manteaux culottes
Plein de pulls à broder.
Fées de l’haleine
Qu’elle disait
Mais ne prends peine
Sans la forêt.
Le sexe de ma grand-mère
C’était celui de la navigation
Et je riais sous le mohair
Où bavait mon envie d’action.
Elle soutenait ma langue
Ma grand-mère,
En me retenant, exsangue,
Afin que ma grammaire.
Bref, c’est un secret
De couches culottes.
Ma grand-mère est morte
Pour
ma première année.
Je n’ose renoncer à ses rêves
improbables. Je pense souvent à elle, comme si elle m’avait existé. Alors sans
elle je fais avec, et je préfère croire qu’elle ne m’a pas que simplement
imaginé.
Depuis que j’ai deux
ans, j’ai comme le goût désagréable de la colère des cimetières au fond de la
gorge. La poitrine de ma grand-mère a dû être célèbre.
Reconstruis-toi par
l’imagination. Imagine que tu rêves…
Et que les salauds meurent à la
fin…
« Un
mort, une blessée grave légèrement. Ce matin vers 7h30 trois hommes qu’à bouler
ont tiré dans le tas dans le vingtième arrondissement de Paris et dans
l’attaque d’un fourgon blindé sans butin apparemment mais la finalisation de
l’enquête médiatique le confirmera etc…etc…etc… »
Mon
radio-réveil me propose toujours un cauchemar à la fin de mes rêves
inachevés…
Roman KENDAR, mélangé par
l’oxygène et la brume, par l'intelligence et l'azote ivre, le 30.11.2007.
Commentaires
Lisons le menu du jour...
une fois n'est pas coutume, je com avant de lire
Vivre sans_rouge
ou vivre avec_bleu vague @lame
Les dedans de l'amer
Rouge sang...comme un coeur mis à nu. A force d'imaginer , peut-être pouvons-nous changer la réalité où du moins notre façon de l'appréhender, ce qui est finalement l'essentiel.
Ne pas abandonner ses rêves, même basés sur de l'imaginé... Joli contrepoids à l'horreur et la lucidité !
Vas y, vide ton cendrier et renais de tes cendres, Félix...
A la fin tu seras le clown de ton spectacle... Laisse pisser ton talent jusqu'à ne plus en avoir pied, ceux qui ne savent pas nager boiront la tasse jusqu'alali et se noieront dedans... Les autres nageront dans le bonheur...
"Fais d’eux ton point d’appui si tu n’as plus que ce choix qu’ils te proposent." Pourquoi n'y ai je pas penser, "ils" se sentent si forts.
Maintenant si tu en es à broder les culottes tu pourrais nous rejoindre là
http://kiosquedesamis.free.fr/index...
J'ai cru que tu ne parlais qu'à moi... suis pas parano
Beaux mots belle devise
continue, continue, continue...!
J'aime le rouge...Très beau.
Voilà un de ces réveils brutaux comme on a besoin d'écouter le matin..parfois même ...chaque matin...
Dis my friend ..tu voudrais pas en faire une poésiphonie de celui-ci ? J'ai comme une nécessité de Kendartique sur ce-coup...