Désabusé, détruit comme la queue d’un lézard, cramé clope sur clope, fou de la cervelle, cinglé du hasard qui ferait du bien des choses, mon envie de vivre bute sur sa proie nommée désir.

Je fais avec les autres, un désespoir caché.

On ne peut pas coucher avec tous les culs observés qui se retournent de la tête, dans nos yeux dérangés.

Mateur, on lui a coupé la langue ou quoi ? C’est dommage, elles aimeraient, du moins selon certaines, que je leur coupe un peu  la parole.

Le fou est en ville.

L’écriture rapide (je préfère ce terme à celui d’écriture automatique) me mène une fois sur deux à discutailler de sexe.

Si je baise ? Oui pourtant ! Et pas seulement avec l’affirmation des ifs ! Parfois avec des filles aussi !

Je ne sors de moi-même qu’à l’occasion, lorsque je sens que mon organe le plus précieux va devoir lui aussi s’exprimer. J’ai aussi un cœur. Heureusement pour sa prestation sanguine.

Désabusé, ma corde fait de sa reconstruction son étrange stratagème. Je vous parle de sexe parce que je ressens le besoin de bien introduire ici son épée principale. La mort.

Peut-on disserter bêtement sur la mort et espérer quand même des réactions, lorsqu’on exécute sa plume pour ne rien dire sur un blog d’allusions nocturnes ?

Franchement, je n’en sais rien.

Une fois la réponse formulée, on est en droit d’oublier la question.

La honte.

La honte est le dessin courbé principal sur l’image totale de mon caractère continu.

Des phrases comme celle-ci, j’en ai à rouler des pelles roses à la première venue, un peu jolie des yeux bleus et des courbes. Et des fesses.

Je suis un sauvage qui ne se présente plus.

J’ai envie de me pendre plusieurs fois par jour.

Ne me demandez pas pourquoi. Je ne donne la réponse qu’à ceux qui ne posent pas la question. Les autres savent de quoi ils parlent d’eux.

Désabusé, je perds de l’encre.

Si j’avais de l’argent, je parlerais moins de mes bourses. Le sexe ce n’est pas ce qu’il y a de plus cher et ça peut rapporter grosse. Les femmes c’est rond, les hommes c’est…demandez à mon amie Rana !

Ceci  est un exercice.

Dans l’âme.

Mais dans le fond, mais dans le fond…

J’ai toujours trouvé qu’il était dommage qu’un lézard ne repousse pas au bout de sa queue brisée.

Raccord, raccord ! Mon génome contre une corde !

Il est facile de pleurer, moins de faire croire qu’on en est capable.

J’ai des larmes en distribution métaphorique afin de me cacher que ma douleur c’en est trop.

Il n’y a pas de raison d’être malheureux !

Et puis quoi encore ?!

Lui il déprime, ne lis pas ses rimes sinon tu finiras con primé.

Du traitement de la folie et des médicaments.

L’adolescence, puis soudain l’âge Viagra.

Faire du vent qui passe et mourir à perte de temps…

Ce qui reste de viandes à mixer

C’est gratiné.

L’âme et l’esprit

Deux talons d’Achille parme entiers.

T’as une tête de jambon ?

Un raisonnement qui taille dans le gras ?

Ne sois pas si grave

Une fois la question oubliée, la réponse peut se formuler…

Le sexe est l’envie

L’intellect sa déception.





Roman KENDAR
, baise tout con pris au 06669996..* ,  le 24.11.2007





*(Jeu sexuel sans obligation de crachat, limité à une chance sur sang et une seule pelle par famille issue de la perversion et de la médiocrité sociale (0,35 Eros/min perdues). Pour toute demande de remboursement des frais de légumes, joindre impérativement un timbre fiscal à montant variable.

Règles et tampons du jeu déposés chez maître Surmoi (huissier d’hospice près la cour des miracles).