Ce n’est pas  de sa faute

Encore moins de la tienne

Et tes mains dans les siennes

N’y pouvaient plus grand-chose

L’autre, l’amant d’une jeunesse,

Celui qui te colle à la peau.

L’autre, avec la peur qu’elle le blesse

A rendu sa vie, sans drapeau.

Je t’observe, (moi qui sais),

Faire d’un mort ton vivant

Alors qu’il ne saura jamais

Le poids des années sang

Je crois mon amie

Que tu aimes perdre ce temps

A faire fi…,

A jouer la jeune fille de juste avant !

Je ne te jette pas la soupière,

Tu n’aimes pas les croûtons !

Je te refile simplement la prière

De nous autres, amis en moisson !

Il est mort un peu tôt

D’air impur aux premières passions !

Mais avec un seul trou dans la peau

Il te respire encore à pleins poumons !

Le suicidé

A plaidé non coupable

T’a décrété responsable

De ses idées

C’est un peu de sa faute

Même pas à peine de la tienne

Mets tes mains dans les nôtres

On aimerait que tu nous reviennes !

Le temps qui amasse

Toutes ces vérités mensonges

Joue un orgue de glace

Et musèle la flûte qui te ronge !

Tu vas apprendre à pleurer

Une dernière fois pour toutes !

Tes histoires à mirer deux bouts

On va les coucher dans la soute !

Ce n’est pas  de sa faute

Encore moins de la tienne

Mets ta main dans la mienne

On rassemblera aux nôtres.










Roman KENDAR , non suicidé tout feu tout flamme, et tentant d’adoucir une amie au risque de la blesser mais le véritable risque se doit d’obéir au vivant, le 22.11.2007