Elle dit que je n’ai pas son niveau

Dès que je lui rabaisse son caquet

Lui que je suis un pauvre blaireau

Lorsqu’il se sent bête et démasqué

Je devrai peut-être

Peut-être pour toujours

Les tirer par la crête

Au devant de vos cours

Ils se disent sans moi

Que je suis un pauvre type

Mes ouïes sifflent deux fois

Avant que je ne flippe

J’ai combattu la guerre

A m’en faire péter l’amour

Mais peu de proues altières

Ont vérifié mes détours

Et dans mes hautes sphères

Je condamne à la source

Le singeant les basses terres

La trépignant sur mes bourses

Ils se disent de moi

Médisant ma victoire

Médusés aux abois

Qu’à l’article de la foire

J’avalerai mon symbole

Que j’accepterai de boire

Des nymphes, ou leurs oboles.

Je ne suis pas là pour me taire

Ni malade pour mentir

Je couvrirai notre enfer

De fleurs arrachées à la tire.

J’aime les jardins

Et les jolies blondes

Et les fours micro ondes

Je suis un martyr !

Elle dit que je suis son rivaux

Lui, que je suis son caddie.

En tant que rival j’ai des soucis

J’en fais pour eux tout un cadet.

Je n’ai pas leur niveau

De vivre

Alors je nous fais cadeau

De leurs mièvres.

Je ne suis pas un champion

J’ai commencé par l’héro

Ma course à la belle hétéro

Ma débandade d’actions.

J’ai fini par la vie.

J’articule

Parfois elle siffle trois fois

Alors je l’encule

Et elle me vulgarise.

Quant à lui

Il m’observe et sodomise

Ses appuis

Suant sa planque dans ma remise.

Ils disent

Que je n’ai pas le niveau

Et pourtant c’est ma brise

Qui parfume les rideaux,

Qui implante la rose

De nos fenêtres frises

Jusqu’aux caniveaux.

Je suis l’amour

C’est mon nom de sourdine,

Sinon pour le grand tour

J’ai inventé « sexe »

Comme pseudo…







Roman KENDAR remontant, en planque, la filière des cachettes vulgaires, le 20.11.2007