T'as trop la classe mon vieux!
Par Roman KENDAR le dimanche 18 novembre 2007, 20:52 - + 2 10 versions poétiques - Lien permanent
Les classieux, les morfondus des cimetières
Moi je préfère les boiteux
Ceux qui n’ont pas encore tu leur croisière
Et sont une âme à nous deux
J’ai souvent perdu l’occasion
De me taire et j’étais jeune
Sans eux sans rééducations
A faire de mon rhume une partition connue
Une verrue dans la paume
Un claquement silencieux
Une ambition parmi les peureux
Et la formulation de l’atome
La guerre des écoles, de rire.
J’en ris de ma condition
Mais dans un frisson de poêle à frire
Souvent avec raison.
Je veux bien mourir
Ce n’est pas la question
Mais avec le sourire
Et le meurtre sans fonction.
Les véreux les glorieux
Les diligences au soleil
Les peureux de miel
Mes amitiés aux silencieux
Tel un ours badigeonné
J’observe le nid des pigeons
Mais ce sont les années
Qui déracinent mes raisons
Je suis jeune avec la classe
Et les vieux de classe ancienne
Sont comme moi dans la nasse
En s’assurant de ma haine
J’ai peur tout le futur
Car les modèles passent
Mais furtive ma mesure
Invite au tremblement des masses
Sans virgules surtout pas
Ni points ni d’administrations
J’écris à l’heure du repas
A la place des informations
Sans flair et sans gloire
Je pourris d’air comme toi
En m’inspirant tous les soirs
Des
amours que je ne sais pas.
Roman KENDAR,
un peu n’importe comment un peu importuné mais pourquoi ?, le
18.11.2007
Commentaires
oufffff il se passe au moins une bonne chose à l'heure des informations ;)
T'inspirer de ce que tu ne sais pas ..alors là vraiment ..c'est génial ;)
Tes écrits sont en tous cas plus originaux que les infos... t'as du flair, pour les mots !
C'est pour moi tout çaaaaaaaaa??? Sais plus quoi dire môa....
:)
Pas de dédicace pour cet écrit ? C'est bien balancé.
Cet écran à fond de cale , c'est du grand spectacle en technicolor pour ceux de la soute !
Et les classieux en croisière , leur éternue le nez dans les hautes poussières ...
Les amours on ne les sait jamais
et pourtant ils inspirent
ils envahissent
s'évanouiisent
finissent
quand c'est fini... dit la chanson, ça recommence... paraît-il !