Tout teint chacun

La couleur seule palette

Les cancans chacun sa bête

Le miroir aux matins

 

Et la crête et la crête… 

A plus d’âge de pierre

Plus de gel sur la tête,

Vieillard à s’en faire…

 

Faut pas déconner,

Ça passe vite la crinière !

Je suis l’abonné

Des blizzards sous verrières

 

Rebelle par profession

Mes carreaux double blindés

Sont avec la prophétie

Des brûlures moto Daphnée !

 

Par mots et merveilles

Aie ça brûle…

Toutes ces abeilles

Et toutes mes bègues luttes!

 

Et puis ça sert à quoi

Si t’as déjà la réponse

De demander pourquoi

Tes cernes m’épongent ?

 

Le miroir aux allumettes

Où ma gueule déglinguée

Réclame sans frimer

Chaque matin une cigarette

 

Le miroir bien fringué

Où ma tête de bourgmestre

Se  joue  boursouflée

Une clope à la fenêtre

 

Et le soufre la vie

Le tabac et le vin

Soufflent à mon avis

Ma bouteille aux destins

 

Faut voir c’est rude

Les lois toutes raides

Où l’on nait trop prudes

Avant d’être à la fête

 

Tout le toutim

Toute une planète

L’autre à la rime

Et nos p’tites bébêtes.







Roman KENDAR, deux rouets de coups à la taille pour sa nuque à elle dans le guidon, le 16.11.2007