Je tourne en rond, c’est une image qu’on crache à la gueule des révoltés. Je tourne en rond pourquoi tu me dis ça comme ça ? As-tu besoin de te grandir sur mon dos ? Je ne veux pas de tes faiblesses qui t’obligent à grandir c’est ce que tu crois si souvent. Qu’il faut abandonner.

Va sur ton chemin glorieux loin devant, moi je reste derrière comme tu dis. Et je souris parce que souvent tu jettes un œil en arrière. Et je souris. Jusqu’au précipice.

Ah les forts ! Quel bonheur pour les survivants !

Tu devrais marcher à reculons, comme ça ton regard pointerait plus souvent devant toi !

Ne tourne plus la tête ou retourne tes talons et marche ainsi vers toi.

Tu sais tout toi. Tu as vécu. Heureusement que j’ai assez de recul pour observer ce petit mensonge.

Ils vont à l’océan sans savoir nager et me tendent leurs menottes amicales !

Je n’en veux pas, je connais le fond ! J’en reviens !

Marche , marche ! Cours cours !

Je reste ici, sur la terre ferme !

La sortie des ambitieux fonds marins se fait sous mes pieds.

Je porterai toujours des chaussures légères, c’est promis.

Va, c’est là-bas ! Enfin c’est ici, mais va ! Il faut d’abord faire le tour !





Roman KENDAR (dit Cribas), le 08.11.2007