Je n’irai pas plus loin

Jeune ivre et lent

Je vomirai mon talent

Sur des talons de sagouins



Avec  ma tête de babouin

Je ne ferai  pas de politique

Je ne  jouerai  que du bédouin

De la mandoline à coups de trique



Je suis bronzé jusqu’aux dents

Et les pantalons à pinces

Expliqueront  tous  mes sens

Jusqu’à Pascal Sevran



Peu importe la rumeur

Je suis en vie et l’attends

Comme au bout d’un quart d’heure

Sonne un ami  à mes tempes.






Roman KENDAR,  nègre pour un soir, le 01.11.2007