Une cache oppressante un peu partout (Interlignes)
Par Roman KENDAR le lundi 22 octobre 2007, 21:10 - + 2 10 versions poétiques - Lien permanent
Prends ton temps.
Qu’il est tant d’humeurs
Ton sourire à mi-temps.
Reprends ton baume à la sueur.
Laisse dire ceux qui savent
Laisse sans savoir
Ceux qui ne disent jamais rien.
Fais sécher ton âme
Au balcon
Et observe en cachette
Ceux qui se moquent, attroupés,
Troués comme leurs chaussettes,
En te baissant la tête.
Regarde vers le ciel, toi,
Sans jamais t’inonder
De la paresse
Prends ton temps.
S’il faut, ignore-les.
Mais sans convictions
Reviens toujours
Comme un homme insoumis.
Lorsqu’on sourit
Contre toi,
Tu es déjà un homme.
Ne le cache pas.
Ta mélancolie est un nuage éclair
Sur leur soleil gris.
N’y prête attention
Qu’à la faveur des couleurs fauves,
Qu’à l’automne qui baigne tes nuits,
Qu’à l’été de ta vie
Même si c’est le dernier
Qui rira bien mais
sans mauvaiseté.
Prenons le temps
De ne plus nous cacher.
On sera bien assez prudents
Pendant l’éternité.
Peu importe le savoir,
Celui qui se bafoue dans les livres.
Peu importe les souvenirs,
Toute horreur reste une exception.
Cours vers l’autre,
En passant
Exige de toi la plus simple addition.
Le calcul est un mauvais pas
Et les oiseaux sans redditions
Sont cloués de mauvais augures,
Comme on chute
A l’infini sans vérités
Ses traînées de poudre d’escampette
En redingotes
imagées.
En ville, incertain Lundi 22
Octobre 2007.
Commentaires
Un jeu de cache-cache impératif avec le temps , la vie...ce poème est rassurant , finalement " on sera bien assez prudents pendant l'éternité" , et je glisse sur un nuage éclair vers incertain mardi...
De sa plume,il compose le temps,et ses mots de taille sculptent l'éternité..
La simplicité ...est ce donc là chose la plus complexe à atteindre ? il semblerait bien dans ce monde qui n'est que mascarade et faux-semblants ....
Accepter nos vérités...c'est le seul moyen de ne pas se tromper ;)
Je tangue et je tombe, plus rien n'est pareil. L'heureux père se cache derrière les feux d'eaux qui entrent dans les narines, m'étouffent.
Revenir à des choses simples...
Vite un knacki, que je fasse un moulin sur la rivière!
Courir vers le futur c'est courir vers la mort, plus tu cours vite et plus tu es mort...
Quand on a tout le temps c'est qu'on n'a plus le temps...c'est qu'on est arrivés au futur...
Jeu du chat et de la souris,peut-être, mais un très beau poème. Allez, hop, les mauvais souvenirs par-dessus bord et ce poème dans mon coffre à bijoux!