Prends ton temps.

Qu’il est tant d’humeurs

Ton sourire à mi-temps.

Reprends ton baume à la sueur.

Laisse dire ceux qui savent

Laisse sans savoir

Ceux qui ne disent jamais rien.

Fais sécher ton âme

Au balcon

Et observe en cachette

Ceux qui se moquent, attroupés,

Troués comme leurs chaussettes,

En te baissant la tête.

Regarde vers le ciel, toi,

Sans jamais t’inonder

De la paresse



Prends ton temps.

S’il faut, ignore-les.

Mais sans convictions

Reviens toujours

Comme un homme insoumis.

Lorsqu’on sourit

Contre toi,

Tu es déjà un homme.

Ne le cache pas.

Ta mélancolie est un nuage éclair

Sur leur soleil gris.

N’y prête attention

Qu’à la faveur des couleurs fauves,

Qu’à l’automne qui baigne tes nuits,

Qu’à l’été de ta vie

Même si c’est le dernier

Qui rira bien mais sans mauvaiseté.



Prenons le temps

De ne plus nous cacher.

On sera bien assez prudents

Pendant l’éternité.

Peu importe le savoir,

Celui qui se bafoue dans les livres.

Peu importe les souvenirs,

Toute horreur reste une exception.

Cours vers l’autre,

En passant

Exige de toi la plus simple addition.

Le calcul est un mauvais pas

Et les oiseaux sans redditions

Sont cloués de mauvais augures,

Comme on chute

A l’infini sans vérités

Ses traînées de poudre d’escampette

En redingotes imagées.




En ville, incertain Lundi 22 Octobre 2007.